Abstract
Chez Racine « taire, c’est faire ». L’action est nouée autour de silences qui cèdent à l’éclatement de la parole amoureuse. Loin « d’agrémenter » la fable, l’amour la complexifie et produit des effets dévastateurs. Qu’il soit réciproque ou non partagé, plein de violence ou empreint de civilité, il obéit à une partition tragique soigneusement orchestrée. Une fois que le personnage amoureux se déclare, les dés en sont jetés et la formule « c’en est fait » scelle le malheur.